Des moyens de l'ouverture
Ou le pourquoi et le comment de l'OpenMeans (version 2005.10.19)

Un logiciel est dit OpenMeans lorsqu'il travaille avec des données dont le format est public, qu'il soit standard ou non. Vous trouverez ici des explications sur ce concept et ses conséquences, et des outils de discussion pour participer à son élaboration.
Merci à tous ceux qui par leurs suggestions ont aidé à affiner cette présentation.


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et sa dernière version est disponible sur www.OpenMeans.org


Table des matières

Le constat 2

Des mouvements historiques proposent des solutions 3

Deux états de fait sans consensus 4

Le besoin 4

Proposition 6

Charte OpenMeans 7

Documents graphiques 8

Communiquer l'idée simplement 9

Réfléchir ensemble 10

Quelques exemples de logiciels pouvant prétendre au statut OpenMeans 11

Logiciels Libres et OpenSource 11

Le PDF 12

StarOffice™ 12

Autres... 13

Logiciels OpenMeans connus 14

Hamster-fr 14



Le constat

La grande majorité des formats de données dans les fichiers informatiques sont dépendants des logiciels qui les créent. Les utilisateurs de ces données sont de fait obligés d'utiliser les logiciels d'origine pour pouvoir accéder à leurs données.

Par exemple un document réalisé avec le logiciel Microsoft Works doit être ouvert par le même logiciel, et ne peut pas servir de base de travail dans un autre logiciel sans intervention sur son format de fichier.

Ceci pose des problèmes notamment lorsque l'utilisateur a besoin d'accéder à ses données plusieurs années après leur création, dans la mesure où les logiciels et les systèmes ont évolués entre-temps. Il est fréquent de constater que les fichiers originaux ne peuvent plus être ouverts ou modifiés simplement parce que le logiciel dans sa version de création des fichiers n'existe plus, quand ce n'est pas simplement l'éditeur lui-même qui a disparu, avec tous les renseignements techniques nécessaires à l'exploitation des données créées avec ses logiciels...

Il existe des standardisations de formats pour permettre l'interopérabilité et la pérennité des documents, mais elles ne sont pas toujours observées scrupuleusement par les éditeurs qui argumentent en faveur de leurs modifications en mettant en exergue des besoins techniques d'extensions diverses aux standards.

De tels formats « standards étendus » sont souvent incompatibles entre eux, ce qui revient à ne pas avoir de standardisation.

La standardisation de formats de fichiers est pourtant la solution au problème de pérennisation des données, mais elle nécessite beaucoup de temps pour les études et mises en oeuvre des standards, et il n'existe aucun moyen véritable d'exiger d'un logiciel le respect d'un standard si ce dernier limite ses possibilités techniques.

Des mouvements historiques proposent des solutions

Le Logiciel Libre (LL) ainsi que l'OpenSource Initiative (OSI) proposent une vision du monde informatique qui s'oppose au "logiciel propriétaire" (LP).

Est considéré comme logiciel propriétaire tout logiciel dont le producteur ne permet pas librement l'accès à son code source et sa modification. Le code source d'un logiciel est l'expression en langage informatique de ce logiciel. C'est en travaillant sur un code source qu'on peut créer/modifier/réparer un logiciel informatique. Par conséquent, pouvoir accéder au code source d'un logiciel permet d'en connaître les formats de fichiers utilisés pour la sauvegarde des données.

Les mouvements du LL et de l'OSI dénommés aussi « Free Libre and Open Source Softwares » (FOSS ou FLOSS) défendent l'idée que les codes informatiques des logiciels doivent être disponibles et utilisables gratuitement pour tous, et librement copiables sans restrictions.

À contrario les défenseurs du LP argumentent sur la nécessité économique de notre système sociétal qui oblige le commerce traditionnel de licences de logiciels, et donc empêche toute copie libre.

Deux états de fait sans consensus

Le but de ce document n'est pas de rentrer dans le débat FOSS versus LP. Mais par contre il est important d'en connaître l'existence pour considérer de manière relativement exhaustive les tenants et aboutissants de l'idée OpenMeans.

Aucun des deux pôles cités plus haut ne correspond à la fois à tous les aspects de convergences économiques et philosophiques nécessaires tant à la communication généralisée qu'à l'acceptation dans l'industrie des idées d'ouverture technique et de liberté dans le respect éthique des droits de l'homme.

Tout se passe dans ces oppositions comme si ces idées étaient antinomiques sans aucun espoir de construction commune.

Le besoin

L'intérêt de l'utilisateur et/ou client réclame le développement de sa liberté et la pérennisation de ses données.
L'intérêt du producteur de logiciels réclame la prise en compte de réalités économiques dans un contexte traditionnel existant.

L'ouverture des codes sources des programmes peut être à terme bénéfique au producteur logiciel en lui permettant de bénéficier du dynamisme et de l'efficacité de la communauté des développeurs.

Mais en même temps, évoluer dans un marché concurrentiel peut lui imposer de conserver un secret technologique pour assurer la pérennité de son entreprise, suivant le modèle économique qu'il a adopté ou qui lui a été imposé.

C'est ce dernier argument qui bloque l'essor et l'acceptation généralisée de l'idée du Logiciel Libre ou de l'OpenSource sans réserve par la totalité de l'industrie. Certains le regrettent, d'autres s'en félicitent, mais le fait est là et éviter de le constater ne peut que signifier qu'on ne souhaite pas construire d'alternative.

Si l'ouverture des sources prônée par de nombreux militants ne peut qu'être souhaitée par nos sociétés modernes orientées vers la démocratie et le progrès technologique et humain, là n'est pas encore le principal ni le plus urgent car des arguments pratiques et culturels s'opposent avec une vigueur non discutée à l'évolution des modèles économiques installés actuellement.

Cette évolution peut même devenir simplement impossible dans certains cas, même sous la pression de la clientèle.

Cependant, si l'utilisateur (ou l'entreprise utilisatrice) de logiciel informatique peut accepter des logiciels dont il n'a pas l'accès aux codes sources (rappel : appelés aussi "logiciels propriétaires"), il ne peut toutefois qu'exiger de pouvoir accéder à ses propres données quels que soient l'environnement et la date dans lesquels elles ont été produites.

Seul des formats de documents ouverts et publics lui permettront de rester maître de son travail, et d'assurer la pérennisation de ses sauvegardes.

Pour répondre à ce problème la formalisation de standards comme OASIS le propose est bien sûr systématiquement souhaitable, mais l'expérience montre la difficulté et la lenteur engendrées par la recherche de solutions à ce niveau. Il y manque un moyen pratique, simple, et rapide pour résoudre l'équation. Si des logiciels bureautiques comme OpenOffice.org utilisent un format standardisé OpenDocument, il existe encore beaucoup d'autres logiciels qui continuent à enregistrer les données dans leurs formats de fichiers propriétaires emprisonnant ainsi leurs utilisateurs, qui recherchent donc activement des solutions plus pérennes.

Proposition

Le concept "OpenMeans" répond à cette problématique en proposant à la fois aux producteurs de commercer librement suivant leurs propres stratégies et aux utilisateurs l'assurance de la pérennisation de leurs données.

L'idée est de proposer une charte en usage libre à tout éditeur de logiciel contre l'appellation OpenMeans :

Ouvrir au public les spécifications techniques des formats de fichiers créés par le logiciel, sans restriction d'accès ni de mise en oeuvre.

Les formats de documents doivent êtres ouverts et disponibles gratuitement et complètement pour tous, c'est la seule et unique exigence de la charte OpenMeans.

En d'autres termes, toute exploitation commerciale du logiciel reste à la discrétion du producteur, tandis que le format de fichiers reste à la disposition de la communauté et du public utilisateur.



L'OpenMeans, laisse la décision stratégique de distribution au producteur de l'oeuvre. Seule l'ouverture du format de fichier sous forme claire et disponible pour tous doit être assurée.

C'est une idée simple mais forte. Une démarche intellectuellement honnête et libérée de toute contrainte corporatiste devrait permettre à chacun la compréhension du concept, et une participation constructive à sa mise en oeuvre.

Tout concepteur et éditeur logiciel peut utiliser librement les documents fournis ici pour signaler sa production comme OpenMeans dès lors qu'il s'engage à en respecter la charte.

Cette charte est disponible dans les termes suivants :

Charte OpenMeans

Un logiciel ou matériel OpenMeans est un logiciel ou matériel qui produit et/ou utilise des données, sous quelle que forme que ce soit, dont les spécifications techniques sont publiques et sans restriction d'accès ni de mise en oeuvre.

Le producteur apposant le logo OpenMeans ou toute autre référence à l'OpenMeans en rapport avec son logiciel ou son matériel s'engage à ce que celui-ci en respecte la présente charte.

Pour plus de renseignements sur l'OpenMeans : http://www.OpenMeans.org

Ce texte doit être reproduit dans son intégralité sans modification, mais peut faire l'objet de toute traduction et mise en page.

Documents graphiques

Le logo officiel peut être utilisé sur tout support et dans toute forme, contre le seul respect de la charte OpenMeans. Cliquez sur les images pour les télécharger via internet :



La bannière (avec un lien sur http://www.openmeans.org) :




La vignette (avec un lien sur http://www.openmeans.org) :



Communiquer l'idée simplement

Pas de croisade, pas de prosélytisme outrancier, pas de provocation ni d'autres combats que des explications claires à chaque fois qu'elles sont demandées.

Une idée puissante qui fait son chemin simplement portée par ceux qui en ont pris connaissance et compris les conséquences.

L'OpenMeans est bénéfique autant pour les utilisateurs que pour les producteurs, auteurs, éditeurs...

Il faut le leur faire savoir, et leur permettre d'en comprendre les tenants et aboutissants.

Pour ce faire le plus efficace est de leur transmettre l'adresse du site http://www.OpenMeans.org, et de les laisser avaliser l'idée OpenMeans à leur rythme.

La presse informatique, bien sûr, devrait parler de l'OpenMeans. Aucune campagne de communication n'étant effectuée pour prôner cette idée, le ou la journaliste qui en parlera prouvera ce faisant son indépendance et son acuité, sinon son professionnalisme.

La presse généraliste politique et économique trouvera certainement son intérêt à ne pas occulter l'OpenMeans, qui apporte une solution originale à un problème ancien.

N'hésitez pas à contacter tout journaliste pour l'informer de l'existence de l'OpenMeans, et transmettez sans compter l'adresse http://www.OpenMeans.org.

Réfléchir ensemble

N'hésitez pas à provoquer le débat sur l'OpenMeans autour de vous.

Parfois, une idée que l'on croit évidente n'est pas connue de nos proches, et ceux-ci ont toujours quelques idées originales ou contradictions à nous soumettre.

Si vous pensez que l'OpenMeans peut résoudre le problème des abus que l'on constate dans le monde informatique d'aujourd'hui, si vous pensez que c'est une bonne idée, et même si vous pensez que vous n'en pensez pas encore grand chose, parlez-en.

Si vous croisez une discussion qui cite l'OpenMeans quelque part sur l'internet, invitez ses acteurs à venir exprimer leurs avis sur le forum OpenMeans.




Quelques exemples de logiciels pouvant prétendre au statut OpenMeans

Logiciels Libres et OpenSource

Bien évidemment, tout Logiciel Libre ou OpenSource peut être facilement un logiciel OpenMeans de par son statut même : il lui suffit d'en afficher la charte et/ou un visuel (logo, bannière ou vignette) pour se revendiquer « OpenMeans ».

Parce que les spécifications techniques des formats de stockage des données utilisés par ce type de logiciel sont publiées et utilisables par tous au même titre que son propre code source, chaque logiciel Libre ou OpenSource peut annoncer respecter la charte OpenMeans sans restriction.

Si vous êtes auteur d'un tel logiciel, n'hésitez pas à utiliser les ressources proposées dans la rubrique "Charte et documents graphiques" pour faire savoir que vous proposez un logiciel OpenMeans.

L'utilisation des ressources OpenMeans vous est librement disponible : participez à l'information de vos pairs et du grand public en les informant du statut OpenMeans de vos logiciels.

Tout Logiciel Libre ou OpenSource peut se présenter comme logiciel OpenMeans si ses auteurs le souhaite.

Le PDF

Un exemple d'un logiciel qui pourrait prétendre au respect de la charte OpenMeans et le logiciel Adobe Acrobat™ et ses dérivés.

Typiquement propriétaire, ce logiciel produit un type de document, appelé "PDF" pour "Portable Document File", qui se voit utilisable et générable par tous puisque la société éditrice Adobe a publié les spécifications du format PDF et autorise quiconque à les utiliser.

Suite à cette initiative heureuse de la société Adobe, nous trouvons maintenant sur le marché nombre de logiciels capables d'utiliser cette technologie.

Certains sont libres, d'autres propriétaires, et tous ont construit une synergie autour de ce format dont les bénéficiaires sont aussi bien les utilisateurs que les producteurs, Adobe en tête...

Adobe Acrobat™ peut se présenter comme logiciel OpenMeans si Adobe le souhaite.

StarOffice™

Un autre excellent exemple de prétendant prestigieux à la charte OpenMeans est le logiciel StarOffice™.

Comme vous le savez, StarOffice™ est la version commerciale d'une suite bureautique en OpenSource dont le projet de développement sponsorisé par Sun Microsystems™ et développé communautairement, est appelé OpenOffice.org.

Les fichiers générés par ces logiciels sont des fichiers basés sur la technologie XML dont les formats sont publiés et disponibles pour tous.

Par ailleurs, notons que le format OpenDocument des versions StarOffice™ 8 et suivantes et OpenOffice.org 2 et suivantes a été choisi par le consortium OASIS comme standard de format de fichiers pour la bureautique.

Ainsi donc, nous pouvons dire que StarOffice™ et OpenOffice.org entrent dans la catégorie des logiciels respectant la charte OpenMeans.

StarOffice™ et OpenOffice.org peuvent se présenter comme logiciels OpenMeans si Sun Microsystems pour StarOffice et la communauté OpenOffice.org pour le logiciel éponyme le souhaitent.

Autres...

Ont été présentés ici trois types de logiciels existants qui correspondent à la charte OpenMeans et qui peuvent l'adopter et le proclamer sans rien changer à leurs pratiques. Il en existe bien d'autres, et il est possible d'en imaginer à l'infini. En fait, il est possible de penser qu'à terme - et c'est le but - tout logiciel peut prétendre devenir OpenMeans.




Logiciels OpenMeans connus

Hamster-fr

Hamster est un serveur de messagerie pour Windows en OpenSource et OpenMeans.
Sa version française, Hamster-fr, propose plus de fonctionnalités que la version allemande originale, qui intègre régulièrement les apports du développement français.
Serveur de messagerie complet il est utile tant pour les groupes de travail que pour l'utilisateur individuel désirant automatiser ses connexions et la gestion de sa messagerie (filtres anti-spam, automation des connexions, traitement des mails et des news, etc...)
Son interface graphique et son ergonomie étudiée en fait le seul serveur de messagerie complet et de qualité professionnelle sachant se mettre aussi à la portée du débutant.



Venez proposez vos logiciels OpenMeans sur le forum, ils seront intégrés à ce document.


OpenMeans est une marque déposée pour la protection publique de l'appellation. Page 14/14